Quand la dignité devient une cause, et la parole un acte de courage

Le 15 avril, la Fondation Eboko a ouvert la première journée de son programme Femmes des Territoires : Diplomatie de la Ruralité au Centre Marial de Makoua, avec un objectif simple et vital :

libérer la parole des femmes, là où elle est trop souvent étouffée.


Une rencontre empreinte d’écoute et de solidarité

Plus de 150 femmes et jeunes filles étaient présentes.

Certaines venues discrètement, d’autres avec curiosité ou espoir, mais toutes unis par le besoin d’être entendues, reconnues et comprises.

Aux côtés de l’Association Jeunesse Active de Makoua Opa (AJAMO), la Fondation Eboko a mené une série de sensibilisations sur deux sujets étroitement liés :

  • Les violences basées sur le genre, trop souvent subies dans le silence et l’isolement.
  • La justice menstruelle, encore méconnue, mais pourtant cruciale pour la dignité et la santé des femmes.

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Parler de justice menstruelle, c’est parler de dignité

Reconnaître à chaque femme le droit de vivre ses règles sans honte, sans douleur évitable, et sans risque d’exclusion sociale.

C’est aussi défendre le droit à la santé et à l’environnement : éviter que le manque de protections pousse à des pratiques dangereuses ou polluantes.

Mais au-delà des règles, ce sont des vérités profondes qui ont émergé.

Des femmes ont parlé — parfois pour la première fois — de violences physiques, de contrôles économiques, de silences forcés, de honte et de peur.

  • “On me vole ce que je gagne.”
  • “Il m’a dit que je ne suis plus belle.”
  • “Je préfère me taire pour ne pas déshonorer ma famille.”

Ces phrases douloureuses ont traversé la salle.

Et pourtant, dans chaque mot, il y avait une libération.

Nommer la violence, c’est déjà commencer à guérir.


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Nommer, reconnaître, agir

Pour accompagner cette libération de la parole, la Fondation Eboko a présenté deux outils pédagogiques puissants :

  • le Violentomètre,
  • et le Harcèlomètre.

Simples, clairs et accessibles, ces outils ont permis aux participantes de reconnaître les signes invisibles des violences quotidiennes et de mieux les nommer pour s’en protéger.

Dans la même dynamique, l’équipe a également présenté la Loi Mouébara, encore trop peu connue du grand public, qui protège les femmes contre les violences.

Sa présentation a révélé un besoin profond d’information juridique et de repères concrets pour se défendre.


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Un temps de guérison collective

Sœur Mary, figure du Centre Marial, a salué cette initiative dans un message fort :

« On soigne les corps à l’hôpital, mais ces rencontres sont là pour guérir les âmes. »

Elle a invité les participantes à faire de cet instant un engagement durable, un pas vers la dignité retrouvée.

Ce jour-là, à Makoua, ce n’était pas une conférence. C’était une guérison collective en marche.


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Et ce n’est qu’un début

La Fondation Eboko reviendra prochainement à Makoua pour :

  • Distribuer des kits de dignité à celles qui en ont besoin,
  • Poursuivre les dialogues ouverts avec les femmes rurales,
  • Et co-construire des territoires de justice, d’écoute et de transformation.

Merci à toutes celles qui ont parlé.

Merci à toutes celles qui, en silence, ont tendu la main.

Nous n’oublierons rien. Et nous reviendrons.


 Partenaires et soutiens

Cette action a été rendue possible grâce au soutien de :

  • L’Ambassade des États-Unis au Congo Brazzaville,
  • L’Union des Femmes Africaines pour la Paix (UFAP),
  • Et l’association AJAMO, partenaire terrain.

Ensemble, pour libérer la parole et restaurer la dignité

Ce moment restera gravé comme un acte de sororité, de résilience et d’écologie humaine.

À Makoua, les femmes ont prouvé qu’écouter, c’est déjà réparer, et que la parole des femmes rurales est une force de transformation sociale.

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