3ᵉ Conférence internationale des Villes et Territoires en Transition : replacer les territoires au cœur de la gouvernance des transitions

Château-Thierry, mai 2026 — De la transition écologique à la résilience territoriale : construire de nouvelles capacités d’action entre territoires du Nord et du Sud

Au-delà d’une rencontre consacrée au développement durable, cette troisième édition entendait poser une question désormais centrale pour l’action publique : comment renforcer la capacité des territoires à absorber les chocs climatiques, sociaux, alimentaires et économiques tout en évitant que la transition elle-même ne produise de nouvelles formes d’inégalités ?

Cette interrogation oblige à dépasser une lecture sectorielle de l’écologie.

Le changement climatique ne constitue plus un enjeu périphérique venant s’ajouter aux politiques d’aménagement. Il agit désormais comme un multiplicateur de vulnérabilités territoriales : stress hydrique, modification des régimes de précipitations, épisodes de chaleur extrême, ruissellement et inondations, tensions sur les systèmes alimentaires, dégradation des sols, érosion de la biodiversité et renchérissement de certaines ressources essentielles.

Dès lors, l’enjeu n’est plus seulement de « verdir » les politiques publiques. Il consiste à organiser une véritable transformation des modèles territoriaux.

Passer de la transition écologique à la capacité territoriale de résilience

Les travaux de cette troisième édition ont ainsi interrogé la notion même de résilience territoriale.


Un territoire résilient n’est pas simplement un territoire capable de revenir à son état antérieur après une crise. Il doit être en mesure d’anticiper les risques, de réduire son exposition, de renforcer ses capacités adaptatives et, lorsque cela devient nécessaire, de transformer ses propres modes d’organisation.

Cette distinction est essentielle.

Une politique d’adaptation mal calibrée peut déplacer les vulnérabilités plutôt que les réduire. La question de la maladaptation devient donc centrale : une solution techniquement efficace à court terme peut produire, à moyen terme, de nouvelles dépendances énergétiques, hydriques, foncières ou financières.

La planification écologique territoriale doit par conséquent articuler infrastructures, usages, santé, habitat, mobilités, foncier, alimentation, biodiversité et cohésion sociale.

Cette approche rejoint celle de la localisation des Objectifs de développement durable : les Nations Unies insistent désormais sur la nécessité d’adapter les ODD aux réalités locales, en s’appuyant notamment sur la subsidiarité, la gouvernance multiniveaux, la donnée territoriale et les partenariats.

L’écologie populaire : remettre la justice environnementale au centre de la transition

L’une des orientations fortes portées au cours de cette rencontre concerne l’écologie populaire.

Parce que la transition écologique ne pourra durablement réussir si elle demeure perçue comme une politique descendante, normative ou socialement inaccessible.

L’exposition aux risques environnementaux est profondément inégale. Les ménages ne disposent ni des mêmes capacités de rénovation, ni du même accès aux aménités environnementales, ni des mêmes possibilités de mobilité, ni des mêmes marges financières pour absorber les effets d’une hausse du coût de l’énergie ou de l’alimentation.

Cette question prend une acuité particulière dans les quartiers populaires et les quartiers prioritaires de la politique de la ville, où se superposent parfois précarité énergétique, minéralisation importante, faiblesse de la couverture végétale, inconfort thermique et fragilités socio-économiques.

L’Agence nationale de la cohésion des territoires souligne elle-même le rôle que la nature peut jouer dans les QPV en matière de transition écologique, mais également d’emploi, de lien social et de cohésion territoriale.

L’écologie populaire invite ainsi à passer d’une logique exclusivement prescriptive à une écologie de l’accès, de l’usage et du pouvoir d’agir.

Il ne suffit pas d’aménager un espace vert. Encore faut-il interroger son accessibilité, ses usages, son entretien, son appropriation et les services écosystémiques qu’il apporte réellement aux habitants.

Cette approche replace la justice environnementale et spatiale au cœur des politiques de transition.

Renaturation, désimperméabilisation et solutions fondées sur la nature

La question de l’écologie urbaine a également occupé une place structurante dans les échanges.

Face à l’intensification des vagues de chaleur, la ville minérale apparaît particulièrement vulnérable. L’imperméabilisation des sols accentue simultanément l’accumulation thermique, le ruissellement et la perte de fonctionnalités écologiques.

Les politiques territoriales doivent donc évoluer vers des approches combinant désimperméabilisation, renaturation, restauration des continuités écologiques, gestion intégrée des eaux pluviales à la source et solutions fondées sur la nature.

Le Plan national d’adaptation au changement climatique français place d’ailleurs la renaturation urbaine parmi les leviers d’adaptation, notamment pour réduire les effets des îlots de chaleur et renforcer la résilience face aux événements climatiques.

Mais là encore, la conférence a invité à ne pas réduire la nature en ville à une fonction décorative.

Il s’agit de raisonner en termes de fonctionnalités écologiques : infiltration de l’eau, évapotranspiration, rafraîchissement, restauration des sols, maintien des habitats, soutien aux pollinisateurs, continuités écologiques et amélioration du cadre de vie.

La question du vivant devient ainsi une composante de la planification territoriale au même titre que le logement, la mobilité ou les équipements publics.

L’eau : de la gestion d’une ressource à une question de souveraineté territoriale

Les transformations du cycle de l’eau imposent également un changement de paradigme.

La raréfaction de la ressource, l’irrégularité croissante des précipitations et l’alternance entre périodes de sécheresse et épisodes de pluies intenses obligent les territoires à dépasser une logique purement hydraulique.

La question est désormais celle de la sobriété hydrique, du partage des usages, de la recharge des sols, de la capacité d’infiltration, du stockage naturel et de la résilience des infrastructures.

L’eau devient ainsi une question d’aménagement, d’agriculture, de santé publique, d’écologie et, progressivement, de souveraineté territoriale.

Cette problématique résonne tout particulièrement dans le dialogue entre territoires européens et africains, où les contraintes climatiques diffèrent mais où de nombreux enjeux convergent : sécurisation de la ressource, gouvernance des usages, adaptation agricole et prévention des risques.

Repenser les systèmes alimentaires à l’échelle des bassins de vie

La transition des territoires passe également par une réflexion sur les systèmes alimentaires.

L’agriculture périurbaine, l’agroécologie, les pratiques régénératives, la préservation des terres agricoles et le raccourcissement de certaines chaînes d’approvisionnement constituent autant de leviers permettant de renforcer simultanément résilience alimentaire, qualité des sols, biodiversité et économie locale.

Cette approche suppose toutefois de dépasser l’opposition classique entre ville et campagne.

ONU-Habitat défend précisément une lecture fondée sur les interdépendances urbain-rural et sur la planification territoriale intégrée : flux alimentaires, eau, énergie, emplois, ressources et mobilités rendent les territoires urbains et ruraux profondément interdépendants.

La souveraineté alimentaire ne peut donc être pensée exclusivement à l’échelle administrative d’une commune. Elle appelle une lecture par bassins de vie, bassins de production et systèmes territoriaux.

Du recyclage des ressources au métabolisme territorial

Les débats ont également permis de replacer l’économie circulaire dans une perspective plus large que celle de la seule gestion des déchets.

Il s’agit désormais d’interroger le métabolisme territorial : quels flux d’énergie, de matières, d’eau, de biomasse ou de denrées entrent dans un territoire ? Où sont-ils transformés ? Quelles dépendances produisent-ils ? Quelle valeur en ressort et quelle part peut être réemployée localement ?

Cette lecture permet de rapprocher écologie industrielle et territoriale, économie circulaire, sobriété foncière et développement économique local.

Elle transforme également la notion de souveraineté : celle-ci ne signifie pas autarcie, mais capacité d’un territoire à connaître ses dépendances critiques, les réduire lorsqu’elles représentent une vulnérabilité et sécuriser ses fonctions essentielles.

Les territoires comme acteurs de la gouvernance climatique internationale

La conférence de Château-Thierry a enfin réaffirmé une orientation essentielle de la Fondation Eboko : les villes et les collectivités ne doivent plus être considérées comme les simples échelons d’exécution de politiques conçues ailleurs.

Elles constituent désormais des acteurs de la gouvernance multiniveaux.

Parce qu’elles administrent directement une partie des politiques d’urbanisme, de mobilité, d’habitat, de gestion des ressources ou de développement économique, elles disposent d’une capacité d’expérimentation et d’innovation que les architectures institutionnelles classiques doivent davantage reconnaître.

La territorialisation de l’Agenda 2030, et singulièrement des ODD 2, 11, 13, 15 et 17, prend ici tout son sens.

Mais le dialogue engagé à Château-Thierry dépasse le seul cadre de l’Agenda 2030.

Il rencontre également les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, dont l’un des objectifs porte explicitement sur la construction d’économies et de communautés écologiquement durables et résilientes au changement climatique, avec des priorités relatives à la biodiversité, à la sécurité hydrique, à la gestion durable des ressources et à la résilience climatique.

Coopération Sud-Sud, Nord-Sud et nouvelles géographies de l’action territoriale

C’est probablement ici que se situe l’un des enjeux politiques majeurs de cette troisième édition.

La coopération territoriale du XXIᵉ siècle ne peut plus fonctionner selon une logique linéaire dans laquelle le Nord produirait l’expertise et le Sud en serait le récepteur.

Les territoires africains disposent eux aussi de savoir-faire, de capacités d’innovation, de connaissances empiriques et de modèles d’adaptation susceptibles d’éclairer les politiques européennes.

La coopération Sud-Sud permet parallèlement la circulation horizontale de solutions entre territoires confrontés à des enjeux proches.

À ces deux dimensions vient s’ajouter la coopération triangulaire, susceptible d’associer territoires, États, institutions internationales, universités, société civile et acteurs économiques au sein de configurations nouvelles.

Il ne s’agit donc plus seulement de coopération décentralisée au sens traditionnel du terme.

Il s’agit progressivement de construire une diplomatie territoriale de la transition, capable d’articuler expertise locale, agendas internationaux, ingénierie de projet et coalitions d’acteurs.

Dans cette perspective, Château-Thierry constitue un choix particulièrement significatif.

La transition écologique et la coopération internationale ne sont pas l’apanage des métropoles mondiales. Les villes moyennes et les territoires intermédiaires peuvent également devenir des espaces d’intermédiation, d’expérimentation et de mise en réseau internationale.

C’est précisément l’un des messages portés par cette conférence.

De Château-Thierry à la prochaine étape

Cette troisième édition aura ainsi permis de déplacer le débat.

De la transition vers la transformation.

De la résilience théorique vers les capacités d’adaptation concrètes.

De l’écologie générale vers la justice environnementale.

De la ville considérée isolément vers les interdépendances territoriales.

Et de la coopération institutionnelle classique vers des formes plus horizontales de dialogue entre territoires européens et africains.

La Fondation Eboko remercie l’ensemble des élus, experts, chercheurs, institutions, associations, entreprises et participants ayant contribué à la qualité de cette rencontre.

Elle adresse également sa reconnaissance à Son Excellence Monsieur Rodolphe Adada, Ambassadeur de la République du Congo en France, pour son soutien à cette dynamique de dialogue et de coopération, ainsi qu’à Monsieur Armand Rémy Balloud-Tabwe, Ministre conseiller, qui a représenté Son Excellence lors de cette troisième édition.

Une reconnaissance particulière revient également au porte-parole de la Fondation, dont le travail de coordination, d’animation des panels et de mobilisation des différentes parties prenantes a largement contribué à la réussite de la rencontre.

Mais une conférence ne vaut que par ce qu’elle permet d’engager ensuite.

La quatrième édition, déjà en préparation pour mai 2027, poursuivra ce travail autour des nouvelles vulnérabilités territoriales, de l’écologie populaire, des ressources vitales, de la résilience climatique et des nouvelles géographies de coopération entre le Nord et le Sud.

Car la transition écologique ne sera réellement transformative que si elle devient simultanément territoriale, socialement juste, économiquement soutenable et politiquement appropriable.

Et c’est probablement là que se joue l’une des grandes questions des prochaines décennies : non plus seulement savoir quels objectifs internationaux nous voulons atteindre, mais quels territoires nous voulons rendre capables de les mettre en œuvre.

Mme Barbe Kina

Du territoire aux décisions mondiales

Et si les territoires avaient quelque chose à apprendre au monde ?


Les grandes décisions relatives à la biodiversité et au climat se construisent à l’échelle internationale. Pourtant, leurs conséquences se manifestent d’abord dans les territoires.

Dans les forêts, les savanes, les espaces ruraux comme urbains, des communautés observent les transformations de leur environnement, adaptent leurs pratiques, développent des réponses et transmettent des connaissances profondément ancrées dans leurs réalités écologiques, sociales et culturelles.

Ces savoirs et ces expériences constituent une source précieuse de compréhension des changements en cours.

Et si les territoires n’étaient pas seulement considérés comme les lieux où les politiques environnementales sont mises en œuvre, mais également comme des espaces de connaissance capables de contribuer à les éclairer ?

C’est la conviction qui porte Du territoire aux COP — From Living Territories to Global Decisions, une initiative développée en 2026 par la Fondation Eboko et ses partenaires.

Écouter, documenter, mettre en dialogue

L’initiative ouvre une série de consultations territoriales consacrées à ce que les communautés observent, savent, transmettent et mettent en pratique face aux transformations de la biodiversité et du climat.

La démarche repose sur un principe essentiel : comprendre les réalités territoriales avant de chercher à formuler des recommandations.

Il ne s’agit pas de venir dans les territoires avec des conclusions déjà écrites.

Il s’agit d’écouter.

Écouter les expériences vécues.
Documenter les transformations observées.
Comprendre les réponses déjà développées localement.
Identifier les connaissances transmises entre générations.
Et créer les conditions permettant à ces enseignements d’entrer en dialogue avec d’autres formes de connaissance et avec les discussions internationales.

Écouter avant de représenter.
Documenter avant de recommander.
Comprendre avant de proposer.

Des territoires acteurs de la connaissance

Les changements environnementaux ne sont pas uniquement des données ou des projections.

Ils peuvent être observés dans l’évolution des saisons, la disponibilité des ressources naturelles, les transformations des paysages, les pratiques agricoles, les usages de la forêt, les relations entre les communautés et leurs écosystèmes ou encore les stratégies développées pour répondre à de nouvelles contraintes.

Dans de nombreux territoires, ces observations s’inscrivent dans des connaissances acquises et transmises au fil des générations.

Les reconnaître ne signifie pas opposer savoirs territoriaux et connaissances scientifiques.

Au contraire.

Du territoire aux COP souhaite contribuer à leur mise en dialogue, dans le respect de leurs méthodes, de leurs contextes et de leurs détenteurs.

Car répondre aux crises de la biodiversité et du climat nécessite de mobiliser plusieurs formes de connaissance et de mieux comprendre les réalités vécues par les populations directement concernées.

De l’Afrique centrale à l’Afrique de l’Est

En 2026, la dynamique entend relier des expériences issues de différents territoires d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Est.

Communautés locales, peuples autochtones, femmes, jeunes, écoles, organisations et autres acteurs territoriaux seront au cœur de ce processus d’écoute et de documentation.

Cette diversité est fondamentale.

Il n’existe ni territoire unique, ni expérience unique du changement climatique ou de l’érosion de la biodiversité.

Chaque territoire possède son histoire, ses écosystèmes, ses connaissances, ses vulnérabilités et ses capacités d’action.

L’objectif n’est donc pas d’effacer ces différences pour produire un récit uniforme.

Il est de les comprendre, de les documenter et de faire apparaître les enseignements qu’elles peuvent apporter à une réflexion plus large.

Des territoires aux espaces internationaux de décision

L’année 2026 est marquée par deux rendez-vous majeurs de la gouvernance environnementale internationale : la COP17 de la Convention sur la diversité biologique et la COP31 de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Ces deux conférences relèvent de processus multilatéraux distincts, mais elles interrogent toutes deux notre capacité collective à répondre aux transformations environnementales.

Du territoire aux COP souhaite créer des passerelles entre les réalités vécues dans les territoires et ces espaces internationaux de discussion.

La démarche ne consiste pas à parler à la place des communautés.

Elle vise à créer les conditions permettant de documenter leurs expériences, rendre visibles leurs connaissances et faire émerger des enseignements susceptibles de nourrir les réflexions et les échanges sur la biodiversité et le climat.

Le territoire n’est ainsi plus seulement considéré comme le point d’arrivée d’une politique internationale.

Il peut aussi devenir un point de départ pour la réflexion.

De l’expérience vécue à la connaissance

La participation commence bien avant une conférence internationale.

Elle commence lorsqu’une communauté peut expliquer ce qui change autour d’elle.

Lorsqu’une femme peut partager une transformation qu’elle observe dans l’accès aux ressources.

Lorsqu’un jeune peut interroger l’avenir de son territoire.

Lorsqu’une école contribue à transmettre une connaissance écologique.

Lorsqu’un savoir détenu depuis plusieurs générations peut être documenté avec respect.

Lorsqu’une expérience locale devient une source d’apprentissage collectif.

C’est ce chemin que souhaite construire Du territoire aux COP :

du vécu à la connaissance,
de la connaissance au dialogue,
du dialogue à la décision.

Une démarche fondée sur l’écoute et la responsabilité

Documenter des connaissances territoriales implique une responsabilité.

La Fondation Eboko souhaite inscrire cette démarche dans des principes de respect, de participation, de transparence et de reconnaissance des personnes et communautés qui contribuent au processus.

Les consultations ne doivent pas être considérées comme une simple collecte de témoignages.

Elles constituent des espaces de dialogue dans lesquels les participants doivent pouvoir contribuer à définir ce qui mérite d’être documenté, transmis et porté dans les échanges ultérieurs.

L’ambition n’est pas de produire une parole unique au nom des territoires.

Elle est de faire apparaître leur diversité, leurs expériences et leurs connaissances sans les réduire ni parler à leur place.

Que sait votre territoire que le monde devrait apprendre ?

À travers les consultations territoriales 2026, la Fondation Eboko et ses partenaires souhaitent ouvrir un espace de réflexion collective sur une question simple mais essentielle :

Que savons-nous, depuis nos territoires, qui pourrait contribuer à mieux comprendre et répondre aux crises de la biodiversité et du climat ?

Parce qu’avant les recommandations, il y a des connaissances.

Parce qu’avant les décisions, il y a l’écoute.

Et parce qu’avant les COP, il y a les territoires.

Du territoire aux COP — From Living Territories to Global Decisions
Fondation Eboko & partenaires | 2026

Publications 2025

La Fondation Eboko publie ses premiers rapports de l’année 2025

La Fondation Eboko est heureuse de mettre à disposition ses premières publications de l’année 2025. À travers ces rapports, elle réaffirme son engagement en faveur de la transparence, de la redevabilité et du partage des connaissances au service du développement durable.

Ces publications rendent compte des actions menées sur le terrain, des résultats obtenus, des enseignements tirés et des perspectives de développement. Elles constituent des outils de référence destinés à nourrir le dialogue avec les partenaires institutionnels, les collectivités, les organisations de la société civile, les chercheurs et l’ensemble des acteurs engagés dans la réalisation des Objectifs de développement durable.

Rapport d’impact 2025 – Femmes des Territoires : Diplomatie de la Ruralité

Ce rapport présente les actions conduites en République du Congo dans le cadre du programme Femmes des Territoires – Diplomatie de la Ruralité. Il met en lumière une approche intégrée associant autonomisation des femmes rurales, justice menstruelle, prévention des violences basées sur le genre, préservation des savoirs locaux et résilience territoriale. Il témoigne de l’engagement de la Fondation Eboko à promouvoir des solutions durables fondées sur les besoins exprimés par les communautés et sur la valorisation des ressources locales. Ce rapport documente une mission réalisée en avril 2025 et s’inscrit dans un programme qui se poursuit aujourd’hui dans plusieurs territoires partenaires.

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Rapport d’activité 2025 – Les Serviettes de Lily

Ce rapport présente les résultats du projet Les Serviettes de Lily, mis en œuvre dans les quartiers prioritaires de Château-Thierry. Il retrace une initiative associant justice menstruelle, santé, inclusion sociale, transition écologique et autonomisation des femmes à travers des ateliers participatifs consacrés à la fabrication de protections menstruelles réutilisables. Le projet contribue à renforcer le pouvoir d’agir des participantes, à promouvoir des pratiques respectueuses de l’environnement et à lutter contre la précarité menstruelle. Les actions engagées se poursuivent afin d’étendre leur impact auprès de nouveaux publics.

⬇ Télécharger le rapport / ⬇ Download the report (English)


Une démarche de capitalisation et d’amélioration continue

La publication de ces rapports s’inscrit dans la volonté de la Fondation Eboko de documenter ses actions, de mesurer leur impact et de partager les enseignements issus du terrain. Au-delà de la restitution des activités, ces documents contribuent à renforcer les connaissances, à diffuser des pratiques innovantes et à encourager le développement de partenariats au service d’un développement plus inclusif, plus résilient et plus durable.

Cette collection de publications sera progressivement enrichie par de nouveaux rapports thématiques et d’impact.

Le Rapport annuel 2025 de la Fondation Eboko, actuellement en préparation, sera prochainement publié. Il proposera une vision consolidée de l’ensemble des actions menées au cours de l’année, des partenariats développés, des résultats obtenus ainsi que des perspectives qui guideront les engagements futurs de la Fondation.

Nous vous invitons à consulter et à télécharger librement ces publications, qui reflètent notre volonté de contribuer au partage des connaissances et à la promotion de solutions durables au bénéfice des territoires et des communautés.

Clôture des 16 jours d’activisme : la Fondation Eboko mobilise 10 écoles pour prévenir les violences faites aux enfants et aux jeunes

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République du Congo, 10 décembre 2025 – À l’occasion de la Journée des droits de l’homme, qui marque la clôture de la campagne mondiale « Orangez le Monde », la Fondation Eboko dresse le bilan de seize jours d’actions de sensibilisation menées dans dix établissements scolaires en faveur de la prévention des violences basées sur le genre, des violences faites aux enfants et des cyberviolences.

Du 25 novembre au 10 décembre, les équipes de la Fondation sont allées à la rencontre des élèves dans dix écoles, créant des espaces d’échange, d’écoute et de sensibilisation sur des sujets souvent difficiles à aborder. L’objectif était de permettre aux enfants et aux adolescents de mieux comprendre leurs droits, de reconnaître les différentes formes de violence et de savoir vers qui se tourner en cas de besoin.

Au cours de cette campagne, des violentomètres et des harcèlomètres ont été distribués afin d’aider les jeunes à identifier les comportements abusifs, les situations de harcèlement et les relations fondées sur la domination ou la manipulation. Les séances ont également porté sur le respect du corps, la notion de consentement, les limites personnelles et les risques liés aux violences numériques, notamment le cyberharcèlement, le partage non consenti d’images, les menaces en ligne et les rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux.

Au-delà des outils pédagogiques, l’initiative a privilégié une approche participative fondée sur le dialogue et l’écoute. Dans plusieurs établissements, les élèves ont pu exprimer leurs préoccupations, poser des questions et partager des expériences dans un cadre sécurisé et bienveillant. Ces échanges ont également permis aux enseignants de renforcer leur rôle dans la prévention et la détection des situations de violence en milieu scolaire.

En intervenant directement dans les écoles, la Fondation Eboko réaffirme que la prévention constitue l’un des moyens les plus efficaces pour lutter contre les violences faites aux enfants et aux jeunes. Sensibiliser dès le plus jeune âge contribue à développer une culture du respect, de l’égalité et de la protection des droits fondamentaux.

Cette campagne s’inscrit dans les objectifs portés par les Nations Unies à travers les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, qui appellent les gouvernements, les organisations de la société civile et les communautés à agir ensemble pour prévenir les violences et promouvoir des environnements sûrs pour tous.

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À l’issue de cette mobilisation, dix écoles ont été sensibilisées, représentant des centaines d’élèves, d’enseignants et de membres des communautés éducatives désormais mieux informés sur les mécanismes de prévention et de protection. Si la campagne internationale prend fin le 10 décembre, l’engagement de la Fondation Eboko se poursuit tout au long de l’année, avec la conviction que la protection des enfants ne peut être limitée à une période de mobilisation.

Parce que chaque enfant a le droit de grandir dans un environnement sûr, respectueux et exempt de toute forme de violence, investir dans la prévention aujourd’hui, c’est construire une société plus juste, plus inclusive et plus résiliente pour demain.

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Lancement de la campagne des 16 jours d’activisme : à Boko, la Fondation Eboko sensibilise les jeunes aux violences basées sur le genre et aux cyberviolences

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Boko, République du Congo – 25 novembre 2025 – À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, marquant le début de la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, la Fondation Eboko a lancé une première journée de sensibilisation auprès des élèves de Boko.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche de prévention visant à informer les jeunes sur les différentes formes de violences, notamment les violences numériques, dont les conséquences psychologiques et sociales demeurent encore largement sous-estimées.

À travers des échanges interactifs, des séances d’écoute et la distribution de violentomètres et de harcèlomètres, les équipes de la Fondation ont offert aux élèves des outils concrets pour reconnaître les comportements violents, identifier les situations de harcèlement et comprendre que le respect du consentement, de la dignité et de l’intégrité constitue un droit fondamental.

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Dans un contexte où les réseaux sociaux et les outils numériques occupent une place grandissante dans la vie des adolescents, les cyberviolences – insultes, humiliations, diffusion non consentie d’images, menaces ou harcèlement en ligne – représentent un défi majeur pour la protection des enfants et des jeunes. Renforcer leur capacité à reconnaître ces violences constitue une étape essentielle pour favoriser des environnements scolaires et numériques plus sûrs.

Au-delà de la sensibilisation, cette activité a permis de créer un espace de dialogue où les jeunes ont pu poser leurs questions, partager leurs préoccupations et mieux comprendre les mécanismes de prévention et de protection. Les enseignants, partenaires essentiels de cette démarche, ont également réaffirmé leur volonté de promouvoir un climat scolaire fondé sur le respect, l’égalité et la bienveillance.

Cette action s’inscrit dans les objectifs de la campagne mondiale portée par ONU Femmes visant à prévenir les violences avant qu’elles ne surviennent, à renforcer les mécanismes de protection et à promouvoir une culture du respect des droits humains, en particulier ceux des femmes, des filles et des enfants.

La Fondation Eboko poursuivra cette campagne du 25 novembre au 10 décembre 2025 dans plusieurs établissements scolaires et communautés du Congo. À travers ces interventions, elle réaffirme son engagement en faveur d’une jeunesse informée, protégée et capable d’agir contre toutes les formes de violence.

Parce que la prévention demeure le premier rempart contre les violences, investir dans l’information, l’éducation et le dialogue est indispensable pour construire des communautés plus sûres, plus inclusives et plus résilientes.

Protéger les jeunes, c’est préserver leur dignité, renforcer leurs droits et bâtir les fondations d’un avenir où chacun peut grandir sans peur ni violence.

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World Heritage Volunteers 2025 : à Pointe-Noire, la jeunesse au service de la mémoire et du patrimoine

Dans le cadre de la 2ᵉ édition du programme World Heritage Volunteers (WHV) à Pointe-Noire, la Fondation Eboko, a organisé une activité de sensibilisation à la Place de la Grande Poste. Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à promouvoir la protection, la valorisation et la transmission du patrimoine culturel auprès de la jeunesse congolaise.

Au Congo, le patrimoine constitue un héritage précieux qui témoigne de l’histoire, des traditions, des savoir-faire et de l’identité des communautés. Qu’il soit matériel ou immatériel, il représente une richesse collective qu’il est indispensable de préserver afin de transmettre aux générations futures les valeurs et la mémoire qui fondent la nation.

Cette édition a été placée sous le signe du devoir de mémoire, illustré par le proverbe Likuba : « Celui qui porte la mémoire, porte la vie. » Ce message rappelle que protéger le patrimoine, c’est aussi préserver les récits, les cultures et les expériences qui ont façonné le peuple congolais.

L’événement a été marqué par la participation de l’artiste peintre Samba, descendant de Kwela Binda, une jeune fille de 11 ans capturée en 1853 dans le village de Ndziku avant d’être déportée par les courtiers de la traite négrière. À travers ses œuvres, l’artiste contribue à maintenir vivante la mémoire de cette histoire douloureuse, tout en sensibilisant les jeunes à l’importance de connaître leur passé pour mieux construire l’avenir.

Au-delà de la sensibilisation, cette 2ᵉ édition de World Heritage Volunteers réaffirme le rôle essentiel des jeunes dans la sauvegarde du patrimoine culturel et historique du Congo. Leur engagement est indispensable pour protéger les sites, les traditions, les langues, les pratiques culturelles et les récits qui constituent l’identité nationale.

En mobilisant citoyens, artistes, partenaires et bénévoles, la Fondation Eboko Youth 4 SDGs démontre que la préservation du patrimoine est une responsabilité partagée. Elle représente un véritable levier de développement durable, de cohésion sociale et de promotion de la paix.

À travers cette initiative, Pointe-Noire confirme son engagement en faveur d’une jeunesse consciente de son héritage culturel et déterminée à faire vivre la mémoire collective. Car préserver le patrimoine aujourd’hui, c’est offrir aux générations de demain les clés pour comprendre leur histoire, renforcer leur identité et bâtir un avenir fondé sur la connaissance, le respect et la fierté de leurs racines.

🌸 Ateliers « Les Serviettes de Lily » – Transformer un besoin essentiel en solution durable

Au cœur de sa mission environnementale et sociale, la Fondation Eboko a lancé le programme Les Serviettes de Lily, une initiative qui place la dignité, l’autonomisation et la protection de l’environnement au centre de l’action.

Ces ateliers, organisés dans les Quartiers Prioritaires de la Ville en France et en République du Congo, forment les femmes et les jeunes filles à fabriquer leurs propres serviettes hygiéniques lavables. Une réponse simple, durable et profondément humaine à la précarité menstruelle, mais aussi aux défis environnementaux causés par les protections jetables.

Pourquoi cet atelier est essentiel ?

Les protections hygiéniques jetables représentent un volume considérable de déchets plastiques qui finissent dans les rues, les ravins, les cours d’eau et parfois même dans les systèmes de drainage.

Chaque serviette réutilisable fabriquée dans nos ateliers remplace plus de 120 protections jetables.

👉 C’est un geste qui protège la planète, mais aussi le portefeuille des familles.

👉 C’est une alternative durable, accessible et compatible avec les réalités locales.

👉 C’est un modèle qui respecte l’environnement, le climat et la santé des femmes.

Ce que nous construisons ensemble

À travers ce programme, nous posons les bases d’un changement structurel, porté par et pour les communautés :

L’autonomisation des femmes, grâce à un savoir-faire manuel valorisable et non automatisable. La réduction massive des déchets dans nos quartiers, nos villages et nos zones rurales. Une réponse directe à la précarité menstruelle, qui prive trop de jeunes filles de leur dignité et de leur scolarité. Un modèle local d’économie circulaire et de justice environnementale, adapté à nos réalités sociales et écologiques.

Les premiers ateliers ont été marqués par de beaux moments de rires, d’apprentissage, de création, et surtout par une grande solidarité entre les participantes. Ce sont ces liens et cette énergie collective qui donnent tout son sens au projet.

Un soutien indispensable

La Fondation Eboko adresse ses remerciements chaleureux à l’État français, qui soutient ce programme dans le cadre de la Politique de la Ville.

Ce partenariat permet d’agir concrètement dans les QPV et de renforcer nos actions en République du Congo, en apportant des solutions utiles, accessibles et profondément humaines.

Bien plus qu’un atelier : un mouvement

Les Serviettes de Lily, c’est bien plus qu’un simple atelier de couture.

C’est un mouvement qui défend :

✨ la dignité menstruelle,

✨ la santé des femmes et des jeunes filles,

✨ la préservation de l’environnement,

✨ l’autonomie et la solidarité entre femmes.

Un geste simple, un impact immense.

Fondation Eboko

Engagée pour la dignité, l’environnement et l’avenir de nos communautés.

#Écologie #JusticeMenstruelle #Autonomisation #ÉconomieCirculaire #FondationEboko #ServiettesDeLily #QPV #Congo #ChâteauThierry #PolitiqueDeLaVille #France

 La Dignité sans Pollution 

Fondation Eboko – Lycée Général de Kinkala, 10 juin 2025

Une journée d’écoute, d’engagement et de transformation

Le 10 juin 2025, le Lycée Général de Kinkala s’est transformé en espace d’échanges et de réflexion à l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement célébrée en différé, autour du thème :

“Lutter contre la pollution plastique.”

Une sensibilisation porteuse de sens

À travers son initiative “La Dignité sans Pollution”, la Fondation Eboko “ZU dia ba NKA” – Eco Akwa Eboko Village a invité les élèves à réfléchir sur une réalité souvent ignorée :

les effets destructeurs des protections menstruelles jetables sur l’environnement et la santé.

Pendant des siècles, ces produits à usage unique ont entraîné une pollution invisible et une absorption de composants toxiques par le corps, affectant la nature autant que la dignité des femmes.

Cette rencontre a permis d’ouvrir un espace où écologie, santé et respect de soi s’unissent dans un même combat.

Quand les jeunes prennent la parole

Face à cette prise de conscience, les élèves, filles et garçons, ont répondu avec force et maturité.

Ils ont écouté, débattu, partagé leurs ressentis, mais aussi parlé de justice menstruelle, de respect et d’égalité écologique.

Ensemble, ils ont abordé des sujets essentiels :

  • Les violences faites aux femmes,
  • Le harcèlement en milieu scolaire,
  • Et la nécessité d’une éducation inclusive qui forme des citoyens responsables et solidaires.

Pour soutenir ces échanges, la Fondation a présenté ses outils pédagogiques incontournables : le Violentomètre et le Harcèlomètre, permettant aux élèves de reconnaître et dénoncer les situations d’abus.

Des gestes concrets pour une dignité durable

Au total, 90 kits de serviettes hygiéniques durables ont été distribués aux jeunes filles, accompagnés de séances d’information et de formation à leur entretien.

Ces kits ne sont pas de simples dons, mais des symboles puissants de liberté et de respect, pour soi et pour la planète.

À Kinkala, la dignité devient un geste écologique.

Un acte concret pour un avenir plus propre, plus juste et plus humain.

Nos remerciements

La Fondation Eboko adresse sa gratitude à celles et ceux qui ont rendu cette journée possible :

  • L’Association Fraternité Saint Rosaire, pour sa présence chaleureuse et son appui humain et logistique.
  • Caritas Kinkala, pour son engagement constant aux côtés des jeunes et des familles.
  • Le Lycée 5 Février de Kinkala, son proviseur, les enseignants et le personnel éducatif, pour leur accueil bienveillant et leur mobilisation exemplaire.

Un immense merci également à nos partenaires de terrain, véritables relais d’espoir et d’engagement, qui font vivre chaque jour la mission de la Fondation Eboko : agir au plus près des communautés pour transformer les consciences et ancrer la durabilité dans les gestes du quotidien.

Une mission qui continue

“La Dignité sans Pollution” n’est pas une campagne ponctuelle, mais une dynamique vivante, qui relie éducation, environnement et santé.

La Fondation Eboko poursuivra cette démarche auprès des établissements scolaires, afin de faire de chaque élève un ambassadeur de la dignité et du changement.

Et si on osait enfin parler ?

Fondation Eboko – Lycée Champagnat, Makoua

Parler de ce qui se joue, parfois en silence, dans les couloirs d’un lycée.

Parler de ces jeunes filles qui gardent le silence, chaque mois, parce qu’elles n’ont rien pour se protéger.

Parler des relations déséquilibrées, où l’argent remplace l’affection, où le consentement perd son sens.

Parler du harcèlement, des regards insistants, des blagues qui blessent, des gestes banalisés.


Quand la parole se libère

Au Lycée Champagnat, la Fondation Eboko a réuni plus de 200 élèves.

Pas de bruits, pas d’effervescence. Juste une tension palpable, un mélange de pudeur et de curiosité.

Ce jour-là, ce n’était pas un simple atelier.

C’était une prise de conscience collective.

Nous avons parlé de justice menstruelle, de santé, de respect du corps, de rapports inégaux.

Nous avons introduit deux outils pédagogiques essentiels :

  • le Violentomètre,
  • et le Harcèlomètre.

Des outils simples, clairs, qui permettent de nommer l’inacceptable et de mettre des mots sur ce que tant d’élèves subissent sans pouvoir le dire.


Un acte de dignité et de confiance

La Fondation Eboko a également distribué des kits menstruels réutilisables, pensés pour durer, pour soulager, pour rendre à chaque jeune fille un peu de dignité.

Les regards se sont croisés. Les confidences sont venues, d’abord timides, puis sincères.

Des histoires murmurées, des blessures partagées.

Chaque mot a compté. Chaque silence aussi.

Ce que nous avons entendu ce jour-là, ce ne sont pas des anecdotes.

Ce sont des signaux d’alerte.

Ce sont les conséquences d’un système éducatif qui a trop longtemps ignoré la dimension humaine et intime de ses élèves.

Ce sont les mots d’une génération qui cherche à comprendre, à résister, à grandir autrement.


Une diplomatie de la vérité

Ce travail ne s’arrête pas là.

La Fondation Eboko reviendra pour poursuivre cette mission.

Parce que changer les mentalités exige du suivi, du courage et de la continuité.

La ruralité comme la jeunesse urbaine ont droit à une éducation protectrice et inclusive, où chaque élève — fille ou garçon — se sent entendu, respecté et en sécurité.

Ce projet n’est pas une intervention.

C’est une diplomatie de la vérité.

Une diplomatie de la dignité.


Remerciements

La Fondation Eboko exprime sa gratitude à ses partenaires et soutiens :

  • L’Ambassade des États-Unis au Congo Brazzaville,
  • Et la Chambre Nationale des Femmes Cheffes d’Entreprises et Entrepreneures du Congo (CNFCEEC).

Leur appui permet à ce travail d’éducation et de sensibilisation de changer durablement les perceptions et les comportements.

28 mai – Journée mondiale de l’hygiène menstruelle

Quand la dignité devient un droit, pas un privilège

Depuis 11 ans, le 28 mai symbolise la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle.

Onze années pour briser un tabou encore trop pesant.

Onze années pour rappeler que les règles ne sont pas une honte, mais une réalité naturelle qui ne devrait jamais être synonyme d’exclusion, de précarité ou de silence.

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Briser le silence, réparer une injustice

Chaque année, des millions de filles et de femmes à travers le monde sont encore privées de dignité, d’accès à l’éducation et à la sécurité sanitaire, simplement parce qu’elles ont leurs règles.

En avril dernier, dans le cadre du programme Femmes des Territoires : Diplomatie de la Ruralité, la Fondation Eboko est allée à la rencontre de ces femmes rurales.

Nous avons marché à leurs côtés, écouté leurs récits, compris leur courage et leur résilience.

Ces femmes, souvent levées à 2 ou 3 heures du matin pour rejoindre les champs, nourrir leurs familles ou marcher des kilomètres à pied, gèrent la précarité menstruelle dans le silence.

Mais ce jour-là, leurs voix se sont levées.

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Votre santé compte. Votre voix compte. Votre vie compte.”

Nous avons parlé avec elles.

Nous avons écouté leurs douleurs, partagé leurs colères, et célébré leur force.

Nous avons distribué des kits d’hygiène menstruelle écologiques, non pas comme un simple geste de charité, mais comme un acte de dignité et de justice.

À travers chaque kit remis, c’est un message clair qui s’est transmis :

L’hygiène menstruelle n’est pas une question secondaire.

C’est une question de droits humains.

C’est une question de justice.

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Amplifier le plaidoyer, élargir l’impact

Aujourd’hui, la Fondation Eboko poursuit son plaidoyer :

  • Parce que les règles ne doivent plus être une barrière.
  • Parce que chaque fille, quel que soit son âge ou son milieu, doit pouvoir vivre ses menstruations sans honte, sans danger, sans exclusion.
  • Parce que la dignité des femmes passe aussi par la protection de leur santé et de leur environnement.

Ensemble pour la dignité sans pollution

Le prochain rendez-vous de la Fondation Eboko aura lieu en juin à Makoua, autour du thème :

“La dignité sans pollution” — parce que la santé des femmes et la protection de la planète vont de pair.

L’hygiène menstruelle écologique n’est pas seulement une innovation, c’est une révolution silencieuse, portée par des femmes, pour des femmes, au cœur des territoires ruraux.


Nos remerciements

La Fondation Eboko remercie ses partenaires pour leur engagement constant :

  • Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD),
  • UNESCO,
  • L’Union des Femmes Africaines pour la Paix (UFAP),
  • Et tous les relais communautaires et associations locales qui rendent ce combat possible.

Ensemble, nous faisons bouger les lignes.

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