De l’Équateur aux COP : écouter les territoires, c’est aussi écouter les filles


À Ekele, au cœur de la province de l’Équateur en République démocratique du Congo, la protection des forêts rencontre une autre urgence : celle de donner aux communautés — et particulièrement aux filles — une place dans les décisions qui dessinent leur avenir. Une ambition au cœur de l’initiative « Du Territoire aux COP ».


Le samedi 26 septembre 2026, à Ekele, dans la zone de Kalamba, à plus de 60 kilomètres de Mbandaka, près d’une centaine de personnes venues des villages d’Ekele, Bongidji, Bofidji et Beambo se sont réunies autour d’une question essentielle : comment protéger les forêts et préserver les ressources naturelles pour les générations futures ?


Peuples autochtones, agriculteurs, femmes et jeunes ont participé à cette mobilisation conduite sur le terrain par CDDIMM ONGD, partenaire de notre dynamique de consultations territoriales.

Mais derrière les échanges sur la dégradation des forêts, les feux de brousse, la restauration des arbres et la préservation des ressources naturelles se joue quelque chose de plus profond.

Il s’agit de savoir qui peut parler de l’avenir d’un territoire, qui est entendu et jusqu’où cette parole peut parvenir.

Faire voyager la parole : du village jusqu’aux COP


C’est tout le sens de l’initiative « Du Territoire aux COP », portée par la Fondation Eboko : partir des réalités vécues, des savoirs, des inquiétudes et des solutions qui existent déjà dans les communautés pour les faire remonter vers les espaces nationaux et internationaux où se construisent les politiques climatiques et de biodiversité.

Car les grandes décisions environnementales ne peuvent pas être pensées uniquement depuis les salles de conférence.

Elles doivent aussi porter la voix de celles et ceux qui vivent quotidiennement les transformations des écosystèmes, dépendent directement des ressources naturelles, cultivent les terres, transmettent les savoirs et voient évoluer leurs territoires.

Avant les COP, il y a les territoires.
Avant les déclarations, il y a les réalités.
Avant les décisions, il doit y avoir l’écoute.

Et dans cette écoute, où sont les filles ?

À l’occasion de la Journée internationale de la fille, l’étape d’Ekele prend une résonance particulière.

Parce qu’écouter un territoire ne signifie pas seulement entendre ses responsables, ses adultes ou les acteurs déjà présents dans les espaces de décision.

Écouter un territoire, c’est aussi écouter ses filles.

Les progrès accomplis en matière d’éducation des filles sont réels. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, les mariages précoces, les grossesses adolescentes et les inégalités continuent d’interrompre des parcours scolaires et de réduire les perspectives offertes aux jeunes filles.

Cette réalité ne peut pas être séparée des enjeux climatiques et environnementaux.

Dans les territoires forestiers, les questions d’éducation, d’accès aux ressources, d’autonomie des femmes, de transmission des savoirs, de biodiversité, d’adaptation climatique et de participation des jeunes sont profondément liées.

Alors une question s’impose :

Comment parler de résilience d’un territoire si l’avenir de ses filles reste fragile ?

Et comment prétendre construire des politiques climatiques pour les prochaines décennies si celles qui en vivront les conséquences sont encore trop souvent absentes des espaces où ces politiques sont imaginées ?

Les filles ne sont pas seulement « l’avenir »

Nous refusons de parler des filles uniquement comme des bénéficiaires à protéger ou comme « les générations de demain ».

Elles sont déjà des actrices des territoires d’aujourd’hui.

Une fille qui poursuit son éducation développe sa capacité à comprendre, choisir, transmettre et agir.

Une fille dont la parole est reconnue peut devenir une voix pour sa communauté.

Une jeune femme qui accède aux espaces de décision peut contribuer à transformer les priorités de tout un territoire.

C’est pourquoi la participation des filles et des jeunes femmes doit trouver sa place dans les réflexions sur le climat, la biodiversité et le développement des communautés.

Pas symboliquement.

Réellement.

Construire une parole collective depuis l’Afrique

D’Ekele à Mbandaka, puis au fil des prochaines consultations africaines, « Du Territoire aux COP » poursuit une même ambition : construire une parole qui ne parle pas à la place des territoires, mais qui part des territoires eux-mêmes.

Une parole nourrie par les peuples autochtones.

Par les agriculteurs.

Par les femmes.

Par les jeunes.

Et par les filles.

Parce que les communautés ne portent pas seulement des vulnérabilités. Elles portent également des connaissances, des expériences, des solutions et une vision de leur propre avenir.

Notre responsabilité est de contribuer à créer les passerelles permettant à ces voix de franchir les kilomètres qui séparent parfois un village forestier d’une table internationale de négociation.

Une fille qui apprend est une voix qui grandit.
Une fille que l’on écoute devient une actrice de son territoire.
Et un territoire qui donne une place à ses filles prépare déjà l’avenir.

De l’Équateur aux prochaines étapes africaines, nous continuerons donc à écouter, documenter, relier et transmettre.

Pour que la distance entre un village et une COP ne soit plus une distance entre ceux qui vivent les réalités et ceux qui prennent les décisions.

Du territoire aux décisions mondiales.
Des filles aux espaces de décision.
Des communautés aux COP.

Initiative « Du Territoire aux COP » — Fondation Eboko, avec ses partenaires territoriaux, dont CDDIMM ONGD pour cette étape dans la province de l’Équateur, en République démocratique du Congo.

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De l’Équateur aux COP : écouter les territoires, c’est aussi écouter les filles


À Ekele, au cœur de la province de l’Équateur en République démocratique du Congo, la protection des forêts rencontre une autre urgence : celle de donner aux communautés — et particulièrement aux filles — une place dans les décisions qui dessinent leur avenir. Une ambition au cœur de l’initiative « Du Territoire aux COP ».


Le samedi 26 septembre 2026, à Ekele, dans la zone de Kalamba, à plus de 60 kilomètres de Mbandaka, près d’une centaine de personnes venues des villages d’Ekele, Bongidji, Bofidji et Beambo se sont réunies autour d’une question essentielle : comment protéger les forêts et préserver les ressources naturelles pour les générations futures ?


Peuples autochtones, agriculteurs, femmes et jeunes ont participé à cette mobilisation conduite sur le terrain par CDDIMM ONGD, partenaire de notre dynamique de consultations territoriales.

Mais derrière les échanges sur la dégradation des forêts, les feux de brousse, la restauration des arbres et la préservation des ressources naturelles se joue quelque chose de plus profond.

Il s’agit de savoir qui peut parler de l’avenir d’un territoire, qui est entendu et jusqu’où cette parole peut parvenir.

Faire voyager la parole : du village jusqu’aux COP


C’est tout le sens de l’initiative « Du Territoire aux COP », portée par la Fondation Eboko : partir des réalités vécues, des savoirs, des inquiétudes et des solutions qui existent déjà dans les communautés pour les faire remonter vers les espaces nationaux et internationaux où se construisent les politiques climatiques et de biodiversité.

Car les grandes décisions environnementales ne peuvent pas être pensées uniquement depuis les salles de conférence.

Elles doivent aussi porter la voix de celles et ceux qui vivent quotidiennement les transformations des écosystèmes, dépendent directement des ressources naturelles, cultivent les terres, transmettent les savoirs et voient évoluer leurs territoires.

Avant les COP, il y a les territoires.
Avant les déclarations, il y a les réalités.
Avant les décisions, il doit y avoir l’écoute.

Et dans cette écoute, où sont les filles ?

À l’occasion de la Journée internationale de la fille, l’étape d’Ekele prend une résonance particulière.

Parce qu’écouter un territoire ne signifie pas seulement entendre ses responsables, ses adultes ou les acteurs déjà présents dans les espaces de décision.

Écouter un territoire, c’est aussi écouter ses filles.

Les progrès accomplis en matière d’éducation des filles sont réels. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, les mariages précoces, les grossesses adolescentes et les inégalités continuent d’interrompre des parcours scolaires et de réduire les perspectives offertes aux jeunes filles.

Cette réalité ne peut pas être séparée des enjeux climatiques et environnementaux.

Dans les territoires forestiers, les questions d’éducation, d’accès aux ressources, d’autonomie des femmes, de transmission des savoirs, de biodiversité, d’adaptation climatique et de participation des jeunes sont profondément liées.

Alors une question s’impose :

Comment parler de résilience d’un territoire si l’avenir de ses filles reste fragile ?

Et comment prétendre construire des politiques climatiques pour les prochaines décennies si celles qui en vivront les conséquences sont encore trop souvent absentes des espaces où ces politiques sont imaginées ?

Les filles ne sont pas seulement « l’avenir »

Nous refusons de parler des filles uniquement comme des bénéficiaires à protéger ou comme « les générations de demain ».

Elles sont déjà des actrices des territoires d’aujourd’hui.

Une fille qui poursuit son éducation développe sa capacité à comprendre, choisir, transmettre et agir.

Une fille dont la parole est reconnue peut devenir une voix pour sa communauté.

Une jeune femme qui accède aux espaces de décision peut contribuer à transformer les priorités de tout un territoire.

C’est pourquoi la participation des filles et des jeunes femmes doit trouver sa place dans les réflexions sur le climat, la biodiversité et le développement des communautés.

Pas symboliquement.

Réellement.

Construire une parole collective depuis l’Afrique

D’Ekele à Mbandaka, puis au fil des prochaines consultations africaines, « Du Territoire aux COP » poursuit une même ambition : construire une parole qui ne parle pas à la place des territoires, mais qui part des territoires eux-mêmes.

Une parole nourrie par les peuples autochtones.

Par les agriculteurs.

Par les femmes.

Par les jeunes.

Et par les filles.

Parce que les communautés ne portent pas seulement des vulnérabilités. Elles portent également des connaissances, des expériences, des solutions et une vision de leur propre avenir.

Notre responsabilité est de contribuer à créer les passerelles permettant à ces voix de franchir les kilomètres qui séparent parfois un village forestier d’une table internationale de négociation.

Une fille qui apprend est une voix qui grandit.
Une fille que l’on écoute devient une actrice de son territoire.
Et un territoire qui donne une place à ses filles prépare déjà l’avenir.

De l’Équateur aux prochaines étapes africaines, nous continuerons donc à écouter, documenter, relier et transmettre.

Pour que la distance entre un village et une COP ne soit plus une distance entre ceux qui vivent les réalités et ceux qui prennent les décisions.

Du territoire aux décisions mondiales.
Des filles aux espaces de décision.
Des communautés aux COP.

Initiative « Du Territoire aux COP » — Fondation Eboko, avec ses partenaires territoriaux, dont CDDIMM ONGD pour cette étape dans la province de l’Équateur, en République démocratique du Congo.

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