Du territoire aux décisions mondiales

Et si les territoires avaient quelque chose à apprendre au monde ?


Les grandes décisions relatives à la biodiversité et au climat se construisent à l’échelle internationale. Pourtant, leurs conséquences se manifestent d’abord dans les territoires.

Dans les forêts, les savanes, les espaces ruraux comme urbains, des communautés observent les transformations de leur environnement, adaptent leurs pratiques, développent des réponses et transmettent des connaissances profondément ancrées dans leurs réalités écologiques, sociales et culturelles.

Ces savoirs et ces expériences constituent une source précieuse de compréhension des changements en cours.

Et si les territoires n’étaient pas seulement considérés comme les lieux où les politiques environnementales sont mises en œuvre, mais également comme des espaces de connaissance capables de contribuer à les éclairer ?

C’est la conviction qui porte Du territoire aux COP — From Living Territories to Global Decisions, une initiative développée en 2026 par la Fondation Eboko et ses partenaires.

Écouter, documenter, mettre en dialogue

L’initiative ouvre une série de consultations territoriales consacrées à ce que les communautés observent, savent, transmettent et mettent en pratique face aux transformations de la biodiversité et du climat.

La démarche repose sur un principe essentiel : comprendre les réalités territoriales avant de chercher à formuler des recommandations.

Il ne s’agit pas de venir dans les territoires avec des conclusions déjà écrites.

Il s’agit d’écouter.

Écouter les expériences vécues.
Documenter les transformations observées.
Comprendre les réponses déjà développées localement.
Identifier les connaissances transmises entre générations.
Et créer les conditions permettant à ces enseignements d’entrer en dialogue avec d’autres formes de connaissance et avec les discussions internationales.

Écouter avant de représenter.
Documenter avant de recommander.
Comprendre avant de proposer.

Des territoires acteurs de la connaissance

Les changements environnementaux ne sont pas uniquement des données ou des projections.

Ils peuvent être observés dans l’évolution des saisons, la disponibilité des ressources naturelles, les transformations des paysages, les pratiques agricoles, les usages de la forêt, les relations entre les communautés et leurs écosystèmes ou encore les stratégies développées pour répondre à de nouvelles contraintes.

Dans de nombreux territoires, ces observations s’inscrivent dans des connaissances acquises et transmises au fil des générations.

Les reconnaître ne signifie pas opposer savoirs territoriaux et connaissances scientifiques.

Au contraire.

Du territoire aux COP souhaite contribuer à leur mise en dialogue, dans le respect de leurs méthodes, de leurs contextes et de leurs détenteurs.

Car répondre aux crises de la biodiversité et du climat nécessite de mobiliser plusieurs formes de connaissance et de mieux comprendre les réalités vécues par les populations directement concernées.

De l’Afrique centrale à l’Afrique de l’Est

En 2026, la dynamique entend relier des expériences issues de différents territoires d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Est.

Communautés locales, peuples autochtones, femmes, jeunes, écoles, organisations et autres acteurs territoriaux seront au cœur de ce processus d’écoute et de documentation.

Cette diversité est fondamentale.

Il n’existe ni territoire unique, ni expérience unique du changement climatique ou de l’érosion de la biodiversité.

Chaque territoire possède son histoire, ses écosystèmes, ses connaissances, ses vulnérabilités et ses capacités d’action.

L’objectif n’est donc pas d’effacer ces différences pour produire un récit uniforme.

Il est de les comprendre, de les documenter et de faire apparaître les enseignements qu’elles peuvent apporter à une réflexion plus large.

Des territoires aux espaces internationaux de décision

L’année 2026 est marquée par deux rendez-vous majeurs de la gouvernance environnementale internationale : la COP17 de la Convention sur la diversité biologique et la COP31 de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Ces deux conférences relèvent de processus multilatéraux distincts, mais elles interrogent toutes deux notre capacité collective à répondre aux transformations environnementales.

Du territoire aux COP souhaite créer des passerelles entre les réalités vécues dans les territoires et ces espaces internationaux de discussion.

La démarche ne consiste pas à parler à la place des communautés.

Elle vise à créer les conditions permettant de documenter leurs expériences, rendre visibles leurs connaissances et faire émerger des enseignements susceptibles de nourrir les réflexions et les échanges sur la biodiversité et le climat.

Le territoire n’est ainsi plus seulement considéré comme le point d’arrivée d’une politique internationale.

Il peut aussi devenir un point de départ pour la réflexion.

De l’expérience vécue à la connaissance

La participation commence bien avant une conférence internationale.

Elle commence lorsqu’une communauté peut expliquer ce qui change autour d’elle.

Lorsqu’une femme peut partager une transformation qu’elle observe dans l’accès aux ressources.

Lorsqu’un jeune peut interroger l’avenir de son territoire.

Lorsqu’une école contribue à transmettre une connaissance écologique.

Lorsqu’un savoir détenu depuis plusieurs générations peut être documenté avec respect.

Lorsqu’une expérience locale devient une source d’apprentissage collectif.

C’est ce chemin que souhaite construire Du territoire aux COP :

du vécu à la connaissance,
de la connaissance au dialogue,
du dialogue à la décision.

Une démarche fondée sur l’écoute et la responsabilité

Documenter des connaissances territoriales implique une responsabilité.

La Fondation Eboko souhaite inscrire cette démarche dans des principes de respect, de participation, de transparence et de reconnaissance des personnes et communautés qui contribuent au processus.

Les consultations ne doivent pas être considérées comme une simple collecte de témoignages.

Elles constituent des espaces de dialogue dans lesquels les participants doivent pouvoir contribuer à définir ce qui mérite d’être documenté, transmis et porté dans les échanges ultérieurs.

L’ambition n’est pas de produire une parole unique au nom des territoires.

Elle est de faire apparaître leur diversité, leurs expériences et leurs connaissances sans les réduire ni parler à leur place.

Que sait votre territoire que le monde devrait apprendre ?

À travers les consultations territoriales 2026, la Fondation Eboko et ses partenaires souhaitent ouvrir un espace de réflexion collective sur une question simple mais essentielle :

Que savons-nous, depuis nos territoires, qui pourrait contribuer à mieux comprendre et répondre aux crises de la biodiversité et du climat ?

Parce qu’avant les recommandations, il y a des connaissances.

Parce qu’avant les décisions, il y a l’écoute.

Et parce qu’avant les COP, il y a les territoires.

Du territoire aux COP — From Living Territories to Global Decisions
Fondation Eboko & partenaires | 2026

Publications 2025

La Fondation Eboko publie ses premiers rapports de l’année 2025

La Fondation Eboko est heureuse de mettre à disposition ses premières publications de l’année 2025. À travers ces rapports, elle réaffirme son engagement en faveur de la transparence, de la redevabilité et du partage des connaissances au service du développement durable.

Ces publications rendent compte des actions menées sur le terrain, des résultats obtenus, des enseignements tirés et des perspectives de développement. Elles constituent des outils de référence destinés à nourrir le dialogue avec les partenaires institutionnels, les collectivités, les organisations de la société civile, les chercheurs et l’ensemble des acteurs engagés dans la réalisation des Objectifs de développement durable.

Rapport d’impact 2025 – Femmes des Territoires : Diplomatie de la Ruralité

Ce rapport présente les actions conduites en République du Congo dans le cadre du programme Femmes des Territoires – Diplomatie de la Ruralité. Il met en lumière une approche intégrée associant autonomisation des femmes rurales, justice menstruelle, prévention des violences basées sur le genre, préservation des savoirs locaux et résilience territoriale. Il témoigne de l’engagement de la Fondation Eboko à promouvoir des solutions durables fondées sur les besoins exprimés par les communautés et sur la valorisation des ressources locales. Ce rapport documente une mission réalisée en avril 2025 et s’inscrit dans un programme qui se poursuit aujourd’hui dans plusieurs territoires partenaires.

⬇ Télécharger le rapport / ⬇ Download the report


Rapport d’activité 2025 – Les Serviettes de Lily

Ce rapport présente les résultats du projet Les Serviettes de Lily, mis en œuvre dans les quartiers prioritaires de Château-Thierry. Il retrace une initiative associant justice menstruelle, santé, inclusion sociale, transition écologique et autonomisation des femmes à travers des ateliers participatifs consacrés à la fabrication de protections menstruelles réutilisables. Le projet contribue à renforcer le pouvoir d’agir des participantes, à promouvoir des pratiques respectueuses de l’environnement et à lutter contre la précarité menstruelle. Les actions engagées se poursuivent afin d’étendre leur impact auprès de nouveaux publics.

⬇ Télécharger le rapport / ⬇ Download the report (English)


Une démarche de capitalisation et d’amélioration continue

La publication de ces rapports s’inscrit dans la volonté de la Fondation Eboko de documenter ses actions, de mesurer leur impact et de partager les enseignements issus du terrain. Au-delà de la restitution des activités, ces documents contribuent à renforcer les connaissances, à diffuser des pratiques innovantes et à encourager le développement de partenariats au service d’un développement plus inclusif, plus résilient et plus durable.

Cette collection de publications sera progressivement enrichie par de nouveaux rapports thématiques et d’impact.

Le Rapport annuel 2025 de la Fondation Eboko, actuellement en préparation, sera prochainement publié. Il proposera une vision consolidée de l’ensemble des actions menées au cours de l’année, des partenariats développés, des résultats obtenus ainsi que des perspectives qui guideront les engagements futurs de la Fondation.

Nous vous invitons à consulter et à télécharger librement ces publications, qui reflètent notre volonté de contribuer au partage des connaissances et à la promotion de solutions durables au bénéfice des territoires et des communautés.

Clôture des 16 jours d’activisme : la Fondation Eboko mobilise 10 écoles pour prévenir les violences faites aux enfants et aux jeunes

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République du Congo, 10 décembre 2025 – À l’occasion de la Journée des droits de l’homme, qui marque la clôture de la campagne mondiale « Orangez le Monde », la Fondation Eboko dresse le bilan de seize jours d’actions de sensibilisation menées dans dix établissements scolaires en faveur de la prévention des violences basées sur le genre, des violences faites aux enfants et des cyberviolences.

Du 25 novembre au 10 décembre, les équipes de la Fondation sont allées à la rencontre des élèves dans dix écoles, créant des espaces d’échange, d’écoute et de sensibilisation sur des sujets souvent difficiles à aborder. L’objectif était de permettre aux enfants et aux adolescents de mieux comprendre leurs droits, de reconnaître les différentes formes de violence et de savoir vers qui se tourner en cas de besoin.

Au cours de cette campagne, des violentomètres et des harcèlomètres ont été distribués afin d’aider les jeunes à identifier les comportements abusifs, les situations de harcèlement et les relations fondées sur la domination ou la manipulation. Les séances ont également porté sur le respect du corps, la notion de consentement, les limites personnelles et les risques liés aux violences numériques, notamment le cyberharcèlement, le partage non consenti d’images, les menaces en ligne et les rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux.

Au-delà des outils pédagogiques, l’initiative a privilégié une approche participative fondée sur le dialogue et l’écoute. Dans plusieurs établissements, les élèves ont pu exprimer leurs préoccupations, poser des questions et partager des expériences dans un cadre sécurisé et bienveillant. Ces échanges ont également permis aux enseignants de renforcer leur rôle dans la prévention et la détection des situations de violence en milieu scolaire.

En intervenant directement dans les écoles, la Fondation Eboko réaffirme que la prévention constitue l’un des moyens les plus efficaces pour lutter contre les violences faites aux enfants et aux jeunes. Sensibiliser dès le plus jeune âge contribue à développer une culture du respect, de l’égalité et de la protection des droits fondamentaux.

Cette campagne s’inscrit dans les objectifs portés par les Nations Unies à travers les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, qui appellent les gouvernements, les organisations de la société civile et les communautés à agir ensemble pour prévenir les violences et promouvoir des environnements sûrs pour tous.

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À l’issue de cette mobilisation, dix écoles ont été sensibilisées, représentant des centaines d’élèves, d’enseignants et de membres des communautés éducatives désormais mieux informés sur les mécanismes de prévention et de protection. Si la campagne internationale prend fin le 10 décembre, l’engagement de la Fondation Eboko se poursuit tout au long de l’année, avec la conviction que la protection des enfants ne peut être limitée à une période de mobilisation.

Parce que chaque enfant a le droit de grandir dans un environnement sûr, respectueux et exempt de toute forme de violence, investir dans la prévention aujourd’hui, c’est construire une société plus juste, plus inclusive et plus résiliente pour demain.

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Lancement de la campagne des 16 jours d’activisme : à Boko, la Fondation Eboko sensibilise les jeunes aux violences basées sur le genre et aux cyberviolences

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Boko, République du Congo – 25 novembre 2025 – À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, marquant le début de la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, la Fondation Eboko a lancé une première journée de sensibilisation auprès des élèves de Boko.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche de prévention visant à informer les jeunes sur les différentes formes de violences, notamment les violences numériques, dont les conséquences psychologiques et sociales demeurent encore largement sous-estimées.

À travers des échanges interactifs, des séances d’écoute et la distribution de violentomètres et de harcèlomètres, les équipes de la Fondation ont offert aux élèves des outils concrets pour reconnaître les comportements violents, identifier les situations de harcèlement et comprendre que le respect du consentement, de la dignité et de l’intégrité constitue un droit fondamental.

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Dans un contexte où les réseaux sociaux et les outils numériques occupent une place grandissante dans la vie des adolescents, les cyberviolences – insultes, humiliations, diffusion non consentie d’images, menaces ou harcèlement en ligne – représentent un défi majeur pour la protection des enfants et des jeunes. Renforcer leur capacité à reconnaître ces violences constitue une étape essentielle pour favoriser des environnements scolaires et numériques plus sûrs.

Au-delà de la sensibilisation, cette activité a permis de créer un espace de dialogue où les jeunes ont pu poser leurs questions, partager leurs préoccupations et mieux comprendre les mécanismes de prévention et de protection. Les enseignants, partenaires essentiels de cette démarche, ont également réaffirmé leur volonté de promouvoir un climat scolaire fondé sur le respect, l’égalité et la bienveillance.

Cette action s’inscrit dans les objectifs de la campagne mondiale portée par ONU Femmes visant à prévenir les violences avant qu’elles ne surviennent, à renforcer les mécanismes de protection et à promouvoir une culture du respect des droits humains, en particulier ceux des femmes, des filles et des enfants.

La Fondation Eboko poursuivra cette campagne du 25 novembre au 10 décembre 2025 dans plusieurs établissements scolaires et communautés du Congo. À travers ces interventions, elle réaffirme son engagement en faveur d’une jeunesse informée, protégée et capable d’agir contre toutes les formes de violence.

Parce que la prévention demeure le premier rempart contre les violences, investir dans l’information, l’éducation et le dialogue est indispensable pour construire des communautés plus sûres, plus inclusives et plus résilientes.

Protéger les jeunes, c’est préserver leur dignité, renforcer leurs droits et bâtir les fondations d’un avenir où chacun peut grandir sans peur ni violence.

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World Heritage Volunteers 2025 : à Pointe-Noire, la jeunesse au service de la mémoire et du patrimoine

Dans le cadre de la 2ᵉ édition du programme World Heritage Volunteers (WHV) à Pointe-Noire, la Fondation Eboko, a organisé une activité de sensibilisation à la Place de la Grande Poste. Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à promouvoir la protection, la valorisation et la transmission du patrimoine culturel auprès de la jeunesse congolaise.

Au Congo, le patrimoine constitue un héritage précieux qui témoigne de l’histoire, des traditions, des savoir-faire et de l’identité des communautés. Qu’il soit matériel ou immatériel, il représente une richesse collective qu’il est indispensable de préserver afin de transmettre aux générations futures les valeurs et la mémoire qui fondent la nation.

Cette édition a été placée sous le signe du devoir de mémoire, illustré par le proverbe Likuba : « Celui qui porte la mémoire, porte la vie. » Ce message rappelle que protéger le patrimoine, c’est aussi préserver les récits, les cultures et les expériences qui ont façonné le peuple congolais.

L’événement a été marqué par la participation de l’artiste peintre Samba, descendant de Kwela Binda, une jeune fille de 11 ans capturée en 1853 dans le village de Ndziku avant d’être déportée par les courtiers de la traite négrière. À travers ses œuvres, l’artiste contribue à maintenir vivante la mémoire de cette histoire douloureuse, tout en sensibilisant les jeunes à l’importance de connaître leur passé pour mieux construire l’avenir.

Au-delà de la sensibilisation, cette 2ᵉ édition de World Heritage Volunteers réaffirme le rôle essentiel des jeunes dans la sauvegarde du patrimoine culturel et historique du Congo. Leur engagement est indispensable pour protéger les sites, les traditions, les langues, les pratiques culturelles et les récits qui constituent l’identité nationale.

En mobilisant citoyens, artistes, partenaires et bénévoles, la Fondation Eboko Youth 4 SDGs démontre que la préservation du patrimoine est une responsabilité partagée. Elle représente un véritable levier de développement durable, de cohésion sociale et de promotion de la paix.

À travers cette initiative, Pointe-Noire confirme son engagement en faveur d’une jeunesse consciente de son héritage culturel et déterminée à faire vivre la mémoire collective. Car préserver le patrimoine aujourd’hui, c’est offrir aux générations de demain les clés pour comprendre leur histoire, renforcer leur identité et bâtir un avenir fondé sur la connaissance, le respect et la fierté de leurs racines.

🌸 Ateliers « Les Serviettes de Lily » – Transformer un besoin essentiel en solution durable

Au cœur de sa mission environnementale et sociale, la Fondation Eboko a lancé le programme Les Serviettes de Lily, une initiative qui place la dignité, l’autonomisation et la protection de l’environnement au centre de l’action.

Ces ateliers, organisés dans les Quartiers Prioritaires de la Ville en France et en République du Congo, forment les femmes et les jeunes filles à fabriquer leurs propres serviettes hygiéniques lavables. Une réponse simple, durable et profondément humaine à la précarité menstruelle, mais aussi aux défis environnementaux causés par les protections jetables.

Pourquoi cet atelier est essentiel ?

Les protections hygiéniques jetables représentent un volume considérable de déchets plastiques qui finissent dans les rues, les ravins, les cours d’eau et parfois même dans les systèmes de drainage.

Chaque serviette réutilisable fabriquée dans nos ateliers remplace plus de 120 protections jetables.

👉 C’est un geste qui protège la planète, mais aussi le portefeuille des familles.

👉 C’est une alternative durable, accessible et compatible avec les réalités locales.

👉 C’est un modèle qui respecte l’environnement, le climat et la santé des femmes.

Ce que nous construisons ensemble

À travers ce programme, nous posons les bases d’un changement structurel, porté par et pour les communautés :

L’autonomisation des femmes, grâce à un savoir-faire manuel valorisable et non automatisable. La réduction massive des déchets dans nos quartiers, nos villages et nos zones rurales. Une réponse directe à la précarité menstruelle, qui prive trop de jeunes filles de leur dignité et de leur scolarité. Un modèle local d’économie circulaire et de justice environnementale, adapté à nos réalités sociales et écologiques.

Les premiers ateliers ont été marqués par de beaux moments de rires, d’apprentissage, de création, et surtout par une grande solidarité entre les participantes. Ce sont ces liens et cette énergie collective qui donnent tout son sens au projet.

Un soutien indispensable

La Fondation Eboko adresse ses remerciements chaleureux à l’État français, qui soutient ce programme dans le cadre de la Politique de la Ville.

Ce partenariat permet d’agir concrètement dans les QPV et de renforcer nos actions en République du Congo, en apportant des solutions utiles, accessibles et profondément humaines.

Bien plus qu’un atelier : un mouvement

Les Serviettes de Lily, c’est bien plus qu’un simple atelier de couture.

C’est un mouvement qui défend :

✨ la dignité menstruelle,

✨ la santé des femmes et des jeunes filles,

✨ la préservation de l’environnement,

✨ l’autonomie et la solidarité entre femmes.

Un geste simple, un impact immense.

Fondation Eboko

Engagée pour la dignité, l’environnement et l’avenir de nos communautés.

#Écologie #JusticeMenstruelle #Autonomisation #ÉconomieCirculaire #FondationEboko #ServiettesDeLily #QPV #Congo #ChâteauThierry #PolitiqueDeLaVille #France

 La Dignité sans Pollution 

Fondation Eboko – Lycée Général de Kinkala, 10 juin 2025

Une journée d’écoute, d’engagement et de transformation

Le 10 juin 2025, le Lycée Général de Kinkala s’est transformé en espace d’échanges et de réflexion à l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement célébrée en différé, autour du thème :

“Lutter contre la pollution plastique.”

Une sensibilisation porteuse de sens

À travers son initiative “La Dignité sans Pollution”, la Fondation Eboko “ZU dia ba NKA” – Eco Akwa Eboko Village a invité les élèves à réfléchir sur une réalité souvent ignorée :

les effets destructeurs des protections menstruelles jetables sur l’environnement et la santé.

Pendant des siècles, ces produits à usage unique ont entraîné une pollution invisible et une absorption de composants toxiques par le corps, affectant la nature autant que la dignité des femmes.

Cette rencontre a permis d’ouvrir un espace où écologie, santé et respect de soi s’unissent dans un même combat.

Quand les jeunes prennent la parole

Face à cette prise de conscience, les élèves, filles et garçons, ont répondu avec force et maturité.

Ils ont écouté, débattu, partagé leurs ressentis, mais aussi parlé de justice menstruelle, de respect et d’égalité écologique.

Ensemble, ils ont abordé des sujets essentiels :

  • Les violences faites aux femmes,
  • Le harcèlement en milieu scolaire,
  • Et la nécessité d’une éducation inclusive qui forme des citoyens responsables et solidaires.

Pour soutenir ces échanges, la Fondation a présenté ses outils pédagogiques incontournables : le Violentomètre et le Harcèlomètre, permettant aux élèves de reconnaître et dénoncer les situations d’abus.

Des gestes concrets pour une dignité durable

Au total, 90 kits de serviettes hygiéniques durables ont été distribués aux jeunes filles, accompagnés de séances d’information et de formation à leur entretien.

Ces kits ne sont pas de simples dons, mais des symboles puissants de liberté et de respect, pour soi et pour la planète.

À Kinkala, la dignité devient un geste écologique.

Un acte concret pour un avenir plus propre, plus juste et plus humain.

Nos remerciements

La Fondation Eboko adresse sa gratitude à celles et ceux qui ont rendu cette journée possible :

  • L’Association Fraternité Saint Rosaire, pour sa présence chaleureuse et son appui humain et logistique.
  • Caritas Kinkala, pour son engagement constant aux côtés des jeunes et des familles.
  • Le Lycée 5 Février de Kinkala, son proviseur, les enseignants et le personnel éducatif, pour leur accueil bienveillant et leur mobilisation exemplaire.

Un immense merci également à nos partenaires de terrain, véritables relais d’espoir et d’engagement, qui font vivre chaque jour la mission de la Fondation Eboko : agir au plus près des communautés pour transformer les consciences et ancrer la durabilité dans les gestes du quotidien.

Une mission qui continue

“La Dignité sans Pollution” n’est pas une campagne ponctuelle, mais une dynamique vivante, qui relie éducation, environnement et santé.

La Fondation Eboko poursuivra cette démarche auprès des établissements scolaires, afin de faire de chaque élève un ambassadeur de la dignité et du changement.

Et si on osait enfin parler ?

Fondation Eboko – Lycée Champagnat, Makoua

Parler de ce qui se joue, parfois en silence, dans les couloirs d’un lycée.

Parler de ces jeunes filles qui gardent le silence, chaque mois, parce qu’elles n’ont rien pour se protéger.

Parler des relations déséquilibrées, où l’argent remplace l’affection, où le consentement perd son sens.

Parler du harcèlement, des regards insistants, des blagues qui blessent, des gestes banalisés.


Quand la parole se libère

Au Lycée Champagnat, la Fondation Eboko a réuni plus de 200 élèves.

Pas de bruits, pas d’effervescence. Juste une tension palpable, un mélange de pudeur et de curiosité.

Ce jour-là, ce n’était pas un simple atelier.

C’était une prise de conscience collective.

Nous avons parlé de justice menstruelle, de santé, de respect du corps, de rapports inégaux.

Nous avons introduit deux outils pédagogiques essentiels :

  • le Violentomètre,
  • et le Harcèlomètre.

Des outils simples, clairs, qui permettent de nommer l’inacceptable et de mettre des mots sur ce que tant d’élèves subissent sans pouvoir le dire.


Un acte de dignité et de confiance

La Fondation Eboko a également distribué des kits menstruels réutilisables, pensés pour durer, pour soulager, pour rendre à chaque jeune fille un peu de dignité.

Les regards se sont croisés. Les confidences sont venues, d’abord timides, puis sincères.

Des histoires murmurées, des blessures partagées.

Chaque mot a compté. Chaque silence aussi.

Ce que nous avons entendu ce jour-là, ce ne sont pas des anecdotes.

Ce sont des signaux d’alerte.

Ce sont les conséquences d’un système éducatif qui a trop longtemps ignoré la dimension humaine et intime de ses élèves.

Ce sont les mots d’une génération qui cherche à comprendre, à résister, à grandir autrement.


Une diplomatie de la vérité

Ce travail ne s’arrête pas là.

La Fondation Eboko reviendra pour poursuivre cette mission.

Parce que changer les mentalités exige du suivi, du courage et de la continuité.

La ruralité comme la jeunesse urbaine ont droit à une éducation protectrice et inclusive, où chaque élève — fille ou garçon — se sent entendu, respecté et en sécurité.

Ce projet n’est pas une intervention.

C’est une diplomatie de la vérité.

Une diplomatie de la dignité.


Remerciements

La Fondation Eboko exprime sa gratitude à ses partenaires et soutiens :

  • L’Ambassade des États-Unis au Congo Brazzaville,
  • Et la Chambre Nationale des Femmes Cheffes d’Entreprises et Entrepreneures du Congo (CNFCEEC).

Leur appui permet à ce travail d’éducation et de sensibilisation de changer durablement les perceptions et les comportements.

28 mai – Journée mondiale de l’hygiène menstruelle

Quand la dignité devient un droit, pas un privilège

Depuis 11 ans, le 28 mai symbolise la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle.

Onze années pour briser un tabou encore trop pesant.

Onze années pour rappeler que les règles ne sont pas une honte, mais une réalité naturelle qui ne devrait jamais être synonyme d’exclusion, de précarité ou de silence.

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Briser le silence, réparer une injustice

Chaque année, des millions de filles et de femmes à travers le monde sont encore privées de dignité, d’accès à l’éducation et à la sécurité sanitaire, simplement parce qu’elles ont leurs règles.

En avril dernier, dans le cadre du programme Femmes des Territoires : Diplomatie de la Ruralité, la Fondation Eboko est allée à la rencontre de ces femmes rurales.

Nous avons marché à leurs côtés, écouté leurs récits, compris leur courage et leur résilience.

Ces femmes, souvent levées à 2 ou 3 heures du matin pour rejoindre les champs, nourrir leurs familles ou marcher des kilomètres à pied, gèrent la précarité menstruelle dans le silence.

Mais ce jour-là, leurs voix se sont levées.

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Votre santé compte. Votre voix compte. Votre vie compte.”

Nous avons parlé avec elles.

Nous avons écouté leurs douleurs, partagé leurs colères, et célébré leur force.

Nous avons distribué des kits d’hygiène menstruelle écologiques, non pas comme un simple geste de charité, mais comme un acte de dignité et de justice.

À travers chaque kit remis, c’est un message clair qui s’est transmis :

L’hygiène menstruelle n’est pas une question secondaire.

C’est une question de droits humains.

C’est une question de justice.

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Amplifier le plaidoyer, élargir l’impact

Aujourd’hui, la Fondation Eboko poursuit son plaidoyer :

  • Parce que les règles ne doivent plus être une barrière.
  • Parce que chaque fille, quel que soit son âge ou son milieu, doit pouvoir vivre ses menstruations sans honte, sans danger, sans exclusion.
  • Parce que la dignité des femmes passe aussi par la protection de leur santé et de leur environnement.

Ensemble pour la dignité sans pollution

Le prochain rendez-vous de la Fondation Eboko aura lieu en juin à Makoua, autour du thème :

“La dignité sans pollution” — parce que la santé des femmes et la protection de la planète vont de pair.

L’hygiène menstruelle écologique n’est pas seulement une innovation, c’est une révolution silencieuse, portée par des femmes, pour des femmes, au cœur des territoires ruraux.


Nos remerciements

La Fondation Eboko remercie ses partenaires pour leur engagement constant :

  • Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD),
  • UNESCO,
  • L’Union des Femmes Africaines pour la Paix (UFAP),
  • Et tous les relais communautaires et associations locales qui rendent ce combat possible.

Ensemble, nous faisons bouger les lignes.

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Jour 2 – Là où les femmes se lèvent, les cicatrices de l’histoire deviennent des promesses

Parler de justice, c’est réparer le silence

De ces règles vécues dans la honte.

De ces douleurs tues.

De cette précarité normalisée qui exclut les femmes des bancs de l’école ou des lieux de travail.

À Eboko, les mots ont pris le relais du silence.

Les femmes ont parlé, libéré leur parole, partagé la loi Mouébara, reconnu les violences, et surtout redonné des mots à leur douleur.

Ce n’était pas une simple sensibilisation.

C’était une reconnexion. Une restauration.

Un acte de réparation féminine et collective.

Une brise de dignité retrouvée

Cette journée a permis à plus de 200 femmes de :

  • réparer par des outils concrets et des échanges bienveillants,
  • se rendre visibles,
  • comprendre que leurs corps, leurs voix et leurs savoirs comptent.

De la justice menstruelle à la mémoire des femmes rurales, chaque discussion a nourri un même élan : celui de reconstruire des territoires où les femmes ne sont plus invisibles, mais actrices du changement.

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Une flamme qui s’allume

À Aboua, la Fondation Eboko n’a pas allumé un feu pour un jour : elle a ravivé une braise.

Une flamme qui, partie d’un geste simple et solidaire, s’étendra demain à d’autres localités, d’autres villages, d’autres voix.

Ce jour-là, à Eboko, la dignité a changé de visage.

Elle s’est levée, et elle a parlé.

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Des partenaires engagés à nos côtés

Cette mission a été rendue possible grâce à la confiance et au soutien de :

  • L’Ambassade des États-Unis au Congo Brazzaville,
  • Le Conseil départemental de la Cuvette,
  • L’Association Jeunesse Active de Makoua Opa (AJAMO),
  • Et la Chambre Nationale des Femmes Cheffes d’Entreprises et Entrepreneures du Congo (CNFCEEC).

La Fondation Eboko exprime sa profonde gratitude à toutes les femmes, relais communautaires, autorités et bénévoles qui accompagnent ce mouvement de transformation, silencieux mais puissant.

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 Un mouvement qui grandit

La Diplomatie de la Ruralité, portée par le programme Femmes des Territoires, est un pas vers une écologie humaine et féminine :

une diplomatie des gestes simples, des mains tendues, des mots vrais, et du courage partagé.

“Nous reviendrons, pour continuer à écouter, à soigner, à reconstruire.”

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